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Vendredi 27 janvier - à 19 h 30
Café des sciences
Le Bar à eaux
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’eau ! Un café des sciences très spécial à déguster ! Le bar à eaux permet de découvrir au travers de 6 fontaines à eaux en libre service, l'influence sur la saveur d'H2O de sa teneur en minéraux. Pour découvrir sensoriellement les différences entre une eau de source et une eau minérale ou l'influence sur le goût de teneurs variables en nitrate, calcium ou sodium, un petit tour par le bar à eaux s'impose! Thierry TALOU dirige un groupe de recherche de 12 personnes travaillant dans le domaine des arômes des sens électroniques et de l'analyse sensorielle.

Animation Thierry Talou
Ingénieur de recherche à l'ENSIACET, (Ecole nationale supérieure des ingénieurs en arts chimiques et techniques), responsable scientifique de SENSORIC.
coorganisé avec l'association des Petits Débrouillards et
ECOBAG - Environnement, Ecologie, Economie


www.lesdebrouillards
www.ecobag.org

Jeudi 13 octobre 05 - 19h30
Café des Sciences - Sciences en fête
Quel(s) carburant(s) pour le futur ?

Les enjeux énergétiques et climatiques sont aujourd’hui clairement établis. Les sources utilisées aujourd'hui sont en effet à réserves finies (hydrocarbures, charbon, uranium...). Et l'utilisation de ces sources d'énergie engendre en outre des effets secondaires indésirables : émission de gaz à effet de serre ou production de déchets difficiles à traiter. Face à la diminution des ressources énergétiques, il est devenu indispensable de trouver des alternatives énergétiques possédant les mêmes propriétés que les hydrocarbures en termes de stockage et de transport. Dans ce contexte, deux vecteurs énergétiques semblent émerger : · l'hydrogène, qui s'avère être le candidat le plus sérieux, même s'il ne constitue qu'un vecteur énergétique et non une ressource primaire. Il peut apporter en outre une réponse aux enjeux climatiques en permettant de rationaliser l'utilisation des énergies renouvelables par nature dispersées et aléatoires… un hydrocarbure ou un alcool de synthèse ou issus de la biomasse, pour des applications décentralisées et pour le transport. Le CO2 émis lors de l’utilisation est alors compensé par le CO2 de l’atmosphère absorbé durant la synthèse naturelle ou artificielle.
Stephane Astier - Directeur de recherche, Enseeiht - Guillaume Fontes - Doctorant, Enseeiht

Vendredi 27 mai 05- à 19 h 30
Café des sciences
Le Sahel : société et environnement.
Pierre Mazzega Chercheur CNRS LEGOS / Observatoire Midi-Pyrénées Toulouse

Gouvernance de la biodiversité pour une gestion patrimoniale de l'environnement (GBGEPE)

La gouvernance environnementale des espaces et des espèces est conçue comme un processus de prise de décision et de mise en œuvre de politiques publiques environnementales de l’Etat et des collectivités locales.
Une gouvernance patrimoniale de l’environnement résulte de l’expression d’un système juridique porteur de la co-viabilité des systèmes d’exploitation et des systèmes écologiques. Ce système se définit au travers de catégories de droits sur le contrôle de l'espace, l'accès aux espèces (éléments naturels renouvelables), l’appropriation de la ressource (élément économique) et la préservation de la diversité biologique.
La conservation des écosystèmes et de la biocénose n’étant le monopole de personne, elle doit être prise en charge par tous les rouages socio-politiques et de prise de décision. Elle implique une régulation des pratiques des acteurs intervenant sur les milieux et les espèces et doit répondre au souci de leur responsabilisation. Elle doit aussi nécessairement limiter leur marge de manœuvre pour circonscrire les stratégies de chacun dans un cadre que les droits traditionnels et le droit moderne législatif ne parviennent pas vraiment à ériger dans la pratique.

Objectif : Relier les dynamiques sociales et environnementales pour une gestion opérationnelle de l’environnement (préservation de la biodiversité et lutte contre la désertification) sur la base d’une plate-forme technologique.

Clef : Promouvoir une organisation juridique et institutionnelle des milieux et des espèces soutenant un développement durable, dans l’intérêt des générations présentes et futures.

Méthode : Analyse scientifique des interactions socio-économiques, anthropo-juridiques et environnementales (sol, eau, végétation).

Lieux :
- Deux terrains de recherche en Afrique, au Sahel et au Maghreb (comprenant les observatoires-pilotes ROSELT du Mali et du Maroc) sont actuellement privilégiés dans un premier temps : . Gourma & delta intérieur du Niger (Mali) . Haut Atlas / Issougui (Maroc)
- Un terrain à venir situé en Afrique de l’Est ou Australe
- Des perspectives de s’étendre en Amérique Latine et en Asie

1. Une gestion de l’environnement ouverte sur la biodiversité
Notre recherche porte sur la mise en oeuvre d’une gestion patrimoniale de la biodiversité via l’étude des modes de régulation environnementale. L'organisation de cette gestion conduit à responsabiliser l'ensemble des acteurs aux différents niveaux local et national, par le biais d'une répartition des droits et des devoirs sur les espaces et les ressources. L’objet est d’assurer la gestion des ressources naturelles et de l’environnement par les acteurs concernés dans leur espace territorial d’intervention.

2. Les populations face à la gestion des espaces et des espèces
Le patrimoine naturel et culturel qui doit être géré actuellement constitue le potentiel de subsistance et de survie des générations futures et leur espace fondamental de liberté. Par ailleurs, la sécurité alimentaire nécessite un niveau de production qui ne peut être atteint de façon durable qu’en effectuant une exploitation raisonnée du milieu. Ces préoccupations seraient ici assumées par l’ensemble des centres de décision (l'Etat et les instances décentralisées ou les collectivités locales) qui ont la charge de prendre toutes les mesures et les dispositions pour assurer la conservation du patrimoine biologique et inciter, puis soutenir et développer le processus économique de production alimentaire.

3. Les pratiques des acteurs sociaux et leur responsabilisation vis-à-vis de la biodiversité
La recherche porte sur l’adaptation des modes de régulation à l’état des ressources et des écosystèmes. Cet objectif conduit à développer une définition juridique des notions de patrimoine et de droits des générations futures sous deux aspects, théorique et appliquée, aux différentes échelles en partant du locale jusqu’au supranational.

4. La valeur patrimoniale de la diversité biologique
Dans les milieux à forte contrainte (zones arides et semi-arides), l’enjeu est de parvenir à garantir un minimum d’expression biologique malgré les aléas (climatiques et anthropiques). Le maintien des espèces végétales et animales en tant que ressources actuelles ou potentielles (par ex. génétiques) devient une priorité au sein d’une gouvernance environnementale qui reconnaît à la biodiversité une valeur patrimoniale.

5. Dispositif méthodologique
Les objectifs de notre recherche nécessitent de développer une plate-forme technologique permettant de : (a) synthétiser et interroger les observations hétérogènes acquises sur les rapports sociétés/environnement : d’une part au moyen d’enquêtes socio-économiques, anthropo-juridiques ; d’autre part avec l’analyse des données écologiques et avec les produits dérivés de la télédétection satellitaire; (b) modéliser les dynamiques d’interaction et d’en évaluer les impacts sur les milieux, au court et au long terme.

6. Trois grands axes des travaux :
- Surveillance environnementale : évaluation d’indicateurs pertinents des états des milieux et des ressources.
- Evaluation des impacts des pratiques d’emprise et d’exploitation par l’homme de l’espace, des ressources et de la biodiversité : conduire à dégager spécifiquement la diversité des modes de régulation d’accès, de contrôle et de gestion des milieux à travers les rapports fonciers environnementaux.
- Construction d’un cadre de référence spatiale (en géomatique) : intégration de bases de données hétérogènes (résultats d’enquêtes de terrain, produits dérivés de la télédétection, etc.) pour la quantification et la répartition des usages et des ressources correspondantes.

7. Attendus scientifiques :
1) Les fondements d’une gestion patrimoniale
: celle-ci intègre la pluralité des modes de régulation environnementale concernant les collectivités locales décentralisées, les niveaux déconcentrés de l’Etat, le législateur. Les propositions s’exprimeront sur une traduction juridique d’un développement durable pour la préservation de la biodiversité et la lutte contre la désertification afin d’appuyer les politiques publiques environnementales. Dans cette perspective, nous privilégions l’élaboration de conventions locales d’environnement (accords négociés entre les acteurs). Celles-ci connectent les pratiques et les modèles de comportements locaux à la légalité nationale, au regard du droit international et des engagements supranationaux.
2) Un suivi et une surveillance préventive des systèmes socio-environnementaux : Ils se concrétisent par la réalisation d’outils méthodologiques contribuant au développement d’un Système d’Information Foncier Environnemental (SIFE) offrant un appui à la prise de décision. Celui-ci intègre et synthétise les données sociales et environnementales de terrain ainsi que les produits dérivés de la télédétection satellitaire. L’objectif finalisé est pluriel : assurer une prise en compte des conflits d’exploitation et dégager une modélisation offrant les perspectives de simulations, afin de déboucher sur un système de prévention des risques environnementaux. Le SIFE s’appuie sur le système intégré de traitement de l’information portant sur la dialectique ressources/usages du programme ROSELT de l’OSS.

8. Ensemble des partenaires actuels :
- IRD US166 : Unité de Service « Evaluation et Surveillance de la Désertification » de l’Institut de Recherche pour le développement, Centre de Montpellier (Département Milieux et Environnement) / coordinateur régionale du programme ROSELT/OSS
- CNRS-LEGOS : Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (Observatoire Midi-Pyrénées, Toulouse)
- LAJP : Laboratoire d’Anthropologie Juridique de Paris, Université Paris I Panthéon-Sorbonne
- GEODE : Laboratoire Géographie de l’Environnement, Université de Toulouse Le Mirail Sciences Humaines et Sociales
- DREF : Division de Recherche et d'Expérimentations Forestières, Rabat & ORMVAO : Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Ouarzazate (Maroc)
- IER : Institut d’Economie Rurale du Mali, Bamako (Mali)

Texte de références
- Barrière Olivier et Catherine Barrière, 2002, Un droit à inventer – Foncier et environnement dans le Delta Intérieur du Niger, IRD Editions http://www.editions.ird.fr
- un site dédié aux activités au Sahel de Pierre Mezzaga sera mis en ligne à la fin du mois de mai 2005.
Présentations des travaux de divers chercheurs à l’Atelier « Usage et Occupation des Sols » (LUCC France – Paris Juin 2004)
Organisateurs : L. Hubert Moy (COSTEL Univ. Rennes), H. Jeanjean (CNES Toulouse), P. Mazzega (LEGOS/OMP CNRS) et A. Podaire (Commission Européenne)
http://www.legos.obs-mip.fr ,
puis rubrique « recherche » puis « projets »

coorganisé avec l'association des Petits Débrouillards.


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Mise à jour : 1 juin, 2007