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Exposition
Du 10 juin au 12 juillet 05
Peintures
Jean
Chanoir
Petite
notice biographique :
Né en 1955 à Clamart , Jean Chanoir est un autodidacte. Son aventure picturale
a commencé il y a quelque 20 ans, période où il trouve son style : art
dit brut ou peut être plutôt singulier, pop art parfois, figuration libre…
comme on voudra.
Gardien
de nuit érudit, il peint durant ses heures de labeur solitaire, perdu
au sein d'immenses sites industriels. La nuit, en ces lieux vides et silencieux,
son imagination tendre et ironique s'évade, vagabonde et rêve à loisir.
Ainsi la vacuité prend sens, et c'est l'humanité et ses grands mythes
un brin recréés qu'il réinvente, dessine, colore... C'est ainsi qu'après
nous avoir livré un spectaculaire " Martyre de Saint Glinglin ", de multiples
" Annonciations ", il travaille en ce moment à la mise en peinture de
la Vraie vie de Sainte Nitouche.
Autre chose : regardez toujours attentivement certaines toiles de Chanoir.
Certains y découvrent encore, plusieurs années après, de subtils détails,
dissimulés de çi de là, par ce peintre parfois farceur ! Ha, au fait,
j'allais oublier. Ne soyez pas étonné de ne pas avoir entendu parler de
lui plus tôt : très discret, Jean Chanoir ne sait "que" peindre. Toutefois,
quelques collectionneurs avertis sont déjà signalés comme gravement «
accros ».
Catherine Stolbowsky
Chanoir
par Chanoir
« En tant que peintre, je ne peux me considérer autrement que dilettante.
La peinture est un plaisir et le geste de peindre, une grâce. Mon pinceau
se promène sur la toile, et je me ballade, artiste touriste. Un trait
en appelle un autre, lesquels déterminent une forme qui en appelle une
autre, le nez au vent. Ne jamais gommer, ne jamais retravailler, à peine
travailler. Tout juste si de temps en temps les teintes obscures rectifient
les couleurs claires. Soumis au principe de plaisir , on comprendra l’omniprésence
de ces femmes aux nichons comme des pamplemousses. Mais… c’est tellement
la barbe de peindre des vêtements ! Evidemment, s’il y a Eros, son pote
Thanatos est en planque quelque part. Tapi, le sournois, déguisé en oiseau
noir, en crocodile, attendant son heure. On s’en fout… Je peints aussi
pour arrêter le temps. De fil en aiguille, apparaissent des traces de
mythes, des souvenirs, des morceaux de rêves. Au final, l’ensemble de
mon œuvre apparaîtra, je le souhaite, comme les icônes d’une mythologie
oubliée. »
Jean Chanoir

Exposition collective
Du 13 mai au 7 juin 05
Peintures et techniques mixtes
Assane
Diedhiou
Mika
Laura Sow
Assane
Diedhiou et Laura Sow - Un atelier au Sénégal
C'est
à M'bour, au bord de la plage, que l'artiste sénégalais ASS.D a construit
son atelier. ouvert à tous, il y a souvent du passge, des gens qui s'arrêtent
pour le voir peindre et qui parfois restent qulque temps pour dessiner
ou peindre eux aussi à ses côtés. Cette exposition vous présente deux
toiles d'ASS.D et des peintures de Laura Sow réalisées dans cet atelier
de plein air inondé de la clarté lumineuse du Sénégal.

Mika
Il voyage bien, Mika, et son œuvre aussi. Artiste dissonant, Mika trouve
son inspiration dans tout art ethnique ou tribal qui le touche, de préférence
venant d’au-delà du cercle polaire ou de l’équateur. Ses compositions,
très colorées, sont résolument décoratives. Harmonie et opposition des
couleurs, jeu des matières, des volumes, et de la lumière. Tout part de
l’objet esseulé, mis de côté, que Mika recueille au hasard de ses pérégrinations.
Il peut attendre longtemps son heure. Un jour, sa forme amène l’inspiration,
l’inspiration attribue/distribue les couleurs, et la couleur ramène à
l’idée de départ: sublimer l’objet usuel récupéré, le combiner à d’autres,
et créer. Matriarche Ndebele robotique, shaman océanien futuriste, mandala
aborigène, Mika mise sur l’opposition pour sublimer la mixité des cultures,
parfois à la limite de la provocation.. On retrouve ces oppositions jusque
dans les noms de certaines de ses œuvres, non dénués d’humour par ailleurs
: «connivences éparses », « méchantes accointances » ou autres «intrinsèques
errances »… Il y a un côté clairement thérapeutique et spirituel dans
le travail de Mika. De ses créations surgit sa vision de l’esthétique
et de l’harmonie. C’est cela qu’il veut donner au spectateur, et on en
redemande !
"Je
suis né et j’ai grandi dans les vertes collines de l’Astarac en Gascogne,
une région bucolique que Stendhal appelait la Toscane française. Parce
qu’elle est partie intégrante de mes racines, la Nature me nourrit, elle
est ma muse et ma source d’inspiration(‘bien que mes compositions soient
non figuratives et en apparence si éloignées du réalisme). Chaque fois
que je le peux, je compose en plein air car, seule la lumière que nous
dispense le soleil révèle la puissance des couleurs, particulièrement
celle des trois couleurs primaires que j’aime tant utiliser. Ce que je
fais dans ces moments est totalement imprégné du chant des oiseaux, du
bruissement des feuilles dans le vent, de tous ces sons générés par la
Nature qui permettent d’être connecté avec les grandes énergies universelles,
ne serait ce que celle des quatre éléments, une thématique récurrente
dans mes compositions. Mon autre grande source d’inspiration se trouve
dans les voyages, elle jaillit de l’infinie variété de ce monde. Très
tôt j’ai commencé à voyager poussé par une immense curiosité de l’autre
et de l’ailleurs. Par la suite j’ai même eu la chance de pouvoir faire
du voyage ma profession. Tous ces voyages passés, présents, voire à venir
laissent un océan d’impressions d’où se dégage un goût très prononcé pour
les peuples et les arts dits primitifs. Deux cultures et deux terroirs
me marquent plus particulièrement qu’il s’agisse de leur environnement
ou de leur expression artistique : les aborigènes d’Australie et les N’Debele
d’Afrique du Sud. Le cadre que j’aime utiliser pour apposer mes couleurs
n’est pas nécessairement celui, classique, que l’on trouve dans le commerce.
Souvent au cours d’une ballade je suis attiré par quelque chose qui a
souvent été mis au rebut de la société ; sa forme, ses dimensions, sa
matière. m’interpellent et me donnent envie d’offrir à cet objet une nouvelle
vie, une nouvelle utilité, une seconde chance. Voilà la genèse de beaucoup
de mes compositions : un simple désir de transformation et de sublimation
de la matière qui évolue en pur plaisir lorsque cet objet, qui peu de
temps auparavant n’inspirait que dégoût ou indifférence, attire à nouveau
le regard de ceux qu’il croise. Je voudrais aussi évoquer mon goût pour
l’ésotérisme et plus particulièrement pour les tarots divinatoires qui
font partie de ma vie depuis bien longtemps, assez longtemps pour être
une de mes activités professionnelles. Il y a un rapport évident entre
les tarots que j’utilise et les couleurs que je choisis pour mes œuvres
: par exemple les trois couleurs primaires du tarot de Marseille ou les
tons ocres, terre de Sienne et dorés du Livre de Thot. J’ai remarqué que
chaque fois qu’un nouveau jeu de tarot entrait dans ma vie, il apportait
à la fois de nouveaux champs d’investigation ésotérique et une nouvelle
palette coloristique. Nature, voyages et tarots m’ont appris que la simplicité
est l’un des choses les plus difficiles à atteindre dans la vie, car cela
demande une grande sagesse et une belle part d’humilité ; les peuples
classés parmi les plus primitifs de la planète l’ont compris depuis bien
longtemps…"
Mika

Exposition Balkano
Drom
Du 15 avril au 9 mai 05
Photographies
Julie
Moutard
Julie Moutard
est une femme extraordinaire. Elle est attirée par les autres cultures
et en particulier par les peuples nomades, souvent minoritaires, peu connus
et souvent très discriminés. Il y a deux ans et demi, elle a créée un
projet photographique autour d’un voyage de 6 mois pour mieux faire connaître
les Inuits et en particulier d’essayer de comprendre l’évolution de la
place des femmes dans la société Inuits depuis leur sédentarisation. Aujourd’hui,
elle revient d’un voyage de 4 mois en Albanie qu’elle a passée dans les
communautés Rroms. Son objectif principal était de créer une dynamique
avec les enfants Rroms d’un des quartiers de Tirana, par le biais d’activités
ludiques et d’un travail de terrain dans le domaine de la scolarisation.
Son idée est de confronter son imaginaire, mais aussi le nôtre, avec une
réalité vécue. Ses réalisations sont multiples : elles s’investies à Tirana
aux côté d’une association albanaise et elle anime un atelier de pré-scolarisation,
ainsi qu’un atelier d’alphabétisation. De retour en France, elle crée,
d’une part une exposition de photographies et un diaporama pour mieux
faire connaître ce peuple et elle développe aussi un partenariat avec
l’école Jules Julien et l’association Enfants du monde – Droits de l’Homme
(EMDH). De nombreuses associations et collectivités sont associées à ce
projet, dont l’association Folles Saisons en fait partie en tant que partenaire
médiatique. La plupart du temps notre connaissance du peuple Rroms est
très limitée, basée sur des représentations négatives, axées sur des stéréotypes
qui renforcent les clichés et notre ignorance. C’est pourquoi Julie Moutard
revient avec une magnifique expos photos en N&B, et un diaporama qui déconstruit
les fausses images véhiculées traditionnellement sur les Rroms. Un témoignage
à la source.
En
ce qui concerne le projet Balkano drom, voir le texte de Julie Moutard
: page café thématiques.
SOUTIENS
ET CONTACTS
o Comité de coordination et de solidarité des communautés en difficultés,
migrants, tziganes (Toulouse) (réflexions avec des intervenants sociaux
et apport culturel de deux familles rroms roumaines installées sur Toulouse)
o Michèle Mézard, coordinatrice du projet Romeurope de médecins du monde
o Saimir Milé, Rrom albanais, juriste résidant sur Paris
o Sara Allen, photographe ayant déjà élaboré des projets photographiques
avec des communautés rroms en France
o Fatiha Kemat, diplômée en sciences de l’éducation, ayant réalisé une
recherche sur le nomadisme.

Exposition
Du 11 mars au 9 avril 05
Peintures et techniques mixtes
Odile
Auclair et K’tia
Odile
AUCLAIR est peintre et sculpteur. Elle travaille, l’huile, l’encre,
le bois, la pierre, le bronze. Elle a créé les Ateliers du Serpent Vert
à Gan (64). Sa démarche artistique est profondément ancrée dans la vie,
elle intervient dans des lieux associatifs, tel que la Maison des femmes
de Pau sur une exposition avec des femmes d’origines différentes, ou le
projet socio culturel avec des rmistes pour la restauration de la goélette
« Taïno ». Installation « Le chemin des couleurs » au château de Pau en
octobre 2002.

K’tia
« De la matière
m’apparaissent des personnages féerique qui me content qui je suis… Avec
eux je partage des jeux d’enfants, des questions, des réponses des fois…
Cachées entre deux feuilles de papiers de soie froissées, ils me révèlent
la naïveté et la légèreté que nous nous efforçons tous d’oublier afin
de nous convaincre que nous devenons quelqu’un d’autre… » Diplômée des
Beaux-arts (en arts plastiques) où je suis mes études de 1992 à 1997,
à Tours puis à Perpignan. Parallèlement, je rejoins yolproduction qui
organise de gigantesques manifestations artistiques pluridisciplinaires.
Mariant toutes formes d’arts, le noyau de l’équipe investit des usines
ou autres bâtiments désaffectés pour des semaines de « préparations créatives
» sur un air de joyeuse bringue. Beaucoup de belles rencontres, premières
« performances peinture » et l’idée avec deux pôtes de pinceau, Benez
& Ruçul, de former les Bidouill’Art… qui a dit que la peinture était perso
?! Ateliers atypiques. (Eglise St Saturnin de Tours, hangars…) Fresques
démesurées à réaliser en 24 heures non-stop. (Chaînon manquant). Performances
peinture à 12 mètres de hauteur ou sur un radeau au milieu d’un lac. Les
expériences sont très diverses et les meilleurs souvenirs sont ceux partagés
avec des groupes comme les Spicy box, Ezekiel, Lo’Jo triban, Forguette
mi Note qui nous ont permis de travailler avec eux dans une tripotée de
salles de concerts, où encore la Cie Troll (théâtre) qui nous ont proposé
de réaliser les décors de leur nouvelle pièce. En 1996, départ de Tours
pour le sud de la France, l’Ariège plus précisément, avec la Cie des singes
bleus (Frank Oriol, Marco et Ariane Cadier (pianiste de l’Ultima Récital).
Création du spectacle « 12°5 ». Frank est marionnettiste, Marco est fou,
et Ariane fait répéter les garçons et motive ses troupes pendant que je
bricole marionnettes et décors. En 1999, peinture de la coque d’un voilier
au port d’Estepona (détroit de Gibraltar). Toujours au Beaux-Arts mais
à Perpignan, je me consacre à la céramique, et pars avec d’autres étudiants
en résidence à la Bisbal, en Espagne, où nous sommes invités à développer
notre travail en vue d’une exposition collective. Présentée en Espagne,
l’exposition est ensuite installée à Perpignan. En 2001, commande de 10
toiles d’un mètre sur deux (réalisées dans les ateliers de Mix’art à Toulouse)
pour le festival Aucard de Tours. Décors pour le festival des 3 éléphants
(retrouvaille avec Ruçul). « Tola import-export » acquiert une série de
7 toiles exposées dans leur galerie à Niort. Décoration de la façade de
la « Galerie Tola » Je m’installe à Toulouse la même année et commence
à travailler seule pour découvrir d’autres horizons. Là, je fréquente
l’homofaune noctambule toulousaine et j’entends quelques bribes de propositions
encore suspendues bien haut. En septembre2004, exposition « le cri expose
K.tia » au Cri de la truffe où 17 tableaux sont installés durant 1 mois.
Le 5 novembre 2004 exposition de peintures au Lolita café. En projet en
2005 : Exposition à la clinique Eugin à Barcelone, A Seilh, à l’Atelier/galerie
et aussi fresque live à la Motte au Cochon pour l’été 2005, exposition
à « La Campana », mai-juin 2005. »
Katia Vassalière

Exposition
Du 11 février au 9 mars 05
Peintures, sculptures et techniques
mixtes
Alain
Bernhardt et Chantal Vendeginste
Parcours artistique : Alain
Bernhardt
"
Peintre autodidacte, ses premiers travaux sont de 2002. Il apprivoise
l'acrylique et le pastel gras, il jette sur la table grand format les
couleurs franches et les odeurs d'un Paris-Belleville cosmopolite et métissé
oùl il a grandi. (...) Il y a aussi un peu de l'univers de ses ancêtres
siciliens, corses et tunisiens, les souvenirs de ses voyages de beatnik
en Inde.(...) L'Afrique, la ville et les gens se bousculent sur les toiles,
happés par les détails. On pense à Chaissac, l "Picasso en sabot " que
Dubuffet n'est pas tout à fait arrivé à " patenter ". On respire ces toiles
naïves comme des fleuves qui charrient des parfums d'un ailleurs insaisissable.
On les prend, on les vit, ravi d'être l'oreille à laquelle le peintre
mur-mure des éclats de diamants, pas dégrossis, taillés dans le vif. "
Myriam Laffont
• Né en 1951,
autodidacte, ses premiers travaux date de 2002.
• 2002 : Participation au 16ème Festival des Arts de Toulouse
• 2003
:
- Festival Artempo à Cugnaux
- Centre Culturel de Roques Sur Garonne
- Le Grand Huit de l'Ecriture à Cugnaux
- Centre Culturel St Jérôme à Toulouse
- Salon Josse à Cugneaux
• 2004 : Festival Artempo à Cugnaux Centre Culturel de Roques Sur Garonne
Espace Paul Eluard à Cugnaux Espace Capitole à Toulouse
Parcours artistiques : Chantal
Vendeginste
" Je sculpte,
j'assemble et je peints avec frénésie ! J'explore de nombreuses matières,
je recycle, au gré de mes découvertes. Je redonne Vie à ce qui était mort
! En empruntant le chemin qui mène de l'ombre à la lumière et vice versa...
"
Chantal Vandegiste
- Cours aux
Beaux Arts, Bordeaux
- Cours
de dessin (méthode Betty Edwards), Tahiti
- Cours de sculpture et peinture aux Beaux Arts, Nîmes
- Membre sculptrice d'Art Création, La Calmette (30)
- Art-thérapeute.
Expositions
:
- Juin 2000 : Fac Sciences,
- Nîmes 2001 Marché de l'Art,
- Nîmes Mai-juin, décembre 2001
- Mai 2002: La Calmette
- Juin 2002 : Deaux
- Juin 2003 : Artec, Montpellier
- Avril 2004 à Combes (près de Bagnols sur Cèze)

chantal.vandeginste@laposte.net
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