Rencontre-théâtre autour du cancer du sein par les Délieuses de langues
vendredi 14 janvier 2011 par Anne
Rencontre-théâtre Les délieuses de langues Il était une femme, Il était deux femmes, puis trois, quatre, cinq, et tant d’autres encore, là et ailleurs, aujourd’hui et à venir. Femmes à écouter, femmes à raconter. Femmes d’ombre et femmes de lumière. Il était un espace de rencontre, familier et chaleureux, cocon lové au cœur de la ville rose, tout prêt à accueillir les souvenirs et les paroles échangées de ces intimités qui acceptent peu à peu de se dévoiler. Un regard, deux sourires, une complicité naissante, et déjà partagée. Qu’ont-elles en commun, ces femmes réunies par une rose journée d’octobre ? Le nuancier de leurs peaux tisse un tapis aux couleurs de chair, chaudes et vivantes ; leurs vies mises bout à bout créent une fable à mille visages, cosmopolite et hors du temps. Qu’ont-elles en commun, ces femmes ? Pourquoi sont-elles là ? Elles vont parler. Ensemble. Parler de quoi ? Parler d’elles. De leur corps. Des choses dont on ne parle pas facilement. Parler comme on se dénude. Parler de maladies qui rôdent. Parler de leurs seins.
Moi, je ne veux pas parler de ça. Moi, je n’aime pas parler. Moi, je ne sais pas. Moi, je ne parle pas bien ta langue. Moi, j’ai honte. Moi, j’ai peur.

Les délieuses de langues, comédiennes, femmes, tisseuses de liens, sont là pour que les mots se décident à franchir le seuil des bouches closes, pour tresser entre elles ces pièces de vie, et confectionner l’immense tapis des femmes, au-delà de la barrière des mots, des gênes et des tabous. Les médecins sont là, elles aussi, pour prendre soin de ces paroles accouchées, même maladroites, même chétives, même brusques, de ces mots en vrac, lourds de questions.
En texte, en musique, en chanson, en rires, les délieuses remettent inlassablement sur le métier à filer du théâtre les mots intimidants de la santé : prévention, dépistage, hôpital, résultats… Tirant les fils de soi, tissant des fils de soie, elles les apprivoisent peu à peu, ces mots rudes, jusqu’à en faire un vêtement de femme, léger et coloré, à porter le temps d’une journée de janvier rose, un vêtement de partage dont on emporte le souvenir avec soi, pour ne pas oublier…
Cie Les Anachroniques Véritable laboratoire de recherche vivant, Anachroniques est une compagnie de théâtre atypique. Atypique car elle est intrinsèquement liée à la recherche dans l’Université, en France et à l’étranger. Atypique car elle couvre tous les aspects de la création, depuis la découverte de textes et d’auteurs jusqu’à leur mise en scène, en passant par leur traduction, leur publication, leur transmission par la formation et le surtitrage. Atypique car elle ne cesse d’inventer de nouvelles formes et concepts sur la base de l’expérimentation pluridisciplinaire et multiculturelle. Elle est, depuis 24 ans, une formidable aventure humaine, fondée sur la passion, la jeunesse et la créativité. Nos ressources sont sans cesse renouvelées au fil des générations mais chaque génération est enrichie de la mémoire des autres. Une jeunesse et une sagesse éternelles !
Contexte Doc 31 et ses partenaires (ARS, Association du Cancéropôle Toulouse Midi-Pyrénées & Grand Sud-Ouest, CAMIEG, CPAM, CHU Toulouse, Institut Claudius Regaud, Ligue contre le cancer, Mairie de Toulouse, Mutualité française Midi-Pyrénées, Mutualité Sociale Agricole, ONCOMIP, RSI, STARS & SANOFI) ont organisé « Octobre Rose », un projet de sensibilisation au dépistage organisé du cancer du sein.
Le dépistage organisé du cancer du sein en quelques mots Le cancer du sein est le plus fréquent des cancers féminins. Il est aujourd’hui la principale cause de mortalité par cancer chez les femmes. Un dépistage organisé du cancer du sein est proposé aux femmes entre 50 et 74 ans, âge où les femmes sont les plus exposées à ce type de cancer. En effet, le dépistage régulier permet de détecter très tôt d’éventuelles anomalies, permettant ainsi de soigner grâce à des traitements moins lourds avec de plus grandes chances de guérison. Le dispositif du dépistage organisé est simple et rapide. Toutes les femmes âgées de 50 et 74 ans reçoivent tous les deux ans, une invitation à réaliser une mammographie de dépistage. Ce courrier est accompagné d’un bon de prise en charge et de la liste des radiologues agréés dans le dispositif. Les clichés sont lus par deux radiologues. Cette double lecture est un gage de qualité et de fiabilité.
